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Le P'tit coin

undefinedUn VRP en aspirateurs, flairant le bon client, ne demande surtout pas à ouvrir le placard à cadavres. C'est con et mal élevé. En Tunisie aussi. [29/4/08]


Voici donc le temps des meaculpistes, politiciens qui se la battent à coups de tambour médiatique. C'est nouveau, ça vient d'Amérique. Sondages attendus. [28/4/08]


Qui a dit : «Mieux vaut être à l’aise dans ses baskets qu’à l’étriqué sur ses talonnettes » ? Indices : télé, journalistes, Élysée… Ouah ! trop fastoche. [24/4/08]


Le voilà à la Martinique avec «ses airs» de procureur contrit. Si seulement il avait honoré la dépouille de Senghor. [20/4/08]


Ici Londres. Le président nouveau lance son appel à résister… au «capitalisme de la frivolité». Il y aurait aussi un capitalisme bling-bling? [28/3/08]

Consul à Washington ou aux Anges, il y a des déportations plus douloureuses. À la villa Médicis, par exemple. Il suffit de le mériter. [17/3/08]

A pleines louches dans la potion magique, le député-maire Assedix s’est fait pincer par le Canard. Oui, mais il va rembourser. Le brave homme. [20/2/08]

Paroles de Lui, sur la réforme de la télé : « Le rêve c’est bien…, mais la réalité c’est mieux ! » Vraiment mieux ? [20/2/08]

lI dit qu'il n'a pas dit ce qu'il a dit et que l'on a compris autrement ce qu'il a voulu dire. Laïcité ou élasticité ? [14/2/08]

La BNP claironne ses 7,8 milliards de bénéfice, en gros l’équivalent du trou de la Générale. Bon sang, mais c’est bien sûr ! [30/1/08]

Faire le ménage dans la finance, ce serait moral. Et tout bénef pour le fameux « moral des ménages». [30/1/08]

Tyran d’Indonésie, Suharto est mort dans son lit. Matière à édito : Les dictateurs finissent toujours par mourir, pas les dictatures. [27/1/08]

5 milliards partis en fumée… L’argent fou. Comme la Société, en général. [25/1/08]

Y a pas photo : 30 ans de militance avec les Padak et autres, ça ne vaut pas un bon coup de Ben Laden. [5/1/08]

Avant, il n’y avait pas de politique. Ni l’eau tiède, ni la poudre, ni même le bouton à quatre trous. Même pas la civilisation. [3/1/08]

Le baril de pétrole à 100 dollars. Mais attention, c’est du brut léger. Du Dom Pérignon. Bonjour les radars ! [2/1/08]

Interdit de fumer dans les bistrots. À côté de la pollution planétaire par cheminées d’usines et pots d’échappement, c’est une mesure clopinette. [2/1/08]

Aïe aïe aïe ! Ce n’était que de l’ «urgence». Voilà qu’il nous annonce l’ «essentiel» et même la «civilisation»… Vivement 2009. [1/1/08]

Je le croyais au Vatican, il est à Kaboul. Enfin… il est déjà parti. Tiens il repasse par ici. Ah non, par là! Sacré speedy, tu nous rends maboules. [22/12/2007]

Oh, rien… juste pour dire mon étonnement à propos du séjour parisien de Khadafi: pas une manif, pas le moindre entartage. Est-ce encore une époque? [21/12/2007]

••• Ça saute aux yeux: le P'tit coin se trouve à l'abandon, pas entretenu comme "avant". Parce qu'"avant" c'était mieux, non? ••• [10/12/2007]

Les pétroliers vont «lisser la hausse des prix». Excellent pour «fluidifier les rapports sociaux». Sans nous prendre pour des cons. [10/11/2007]

Enfin une bonne nouvelle : François Hollande candidat aux cantonales en Corrèze. [10/11/2007]

Rabat, Ajaccio, N’Djaména, Le Guilvinec, Washington. Et un petit coup de Colombey pour la route. Ça mange pas d' pain. [09/11/2007]

En vedette américaine, il s’est pris pour La Fayette et John Wayne. Ce ne fut que Christian Clavier dans une resucée des «Visiteurs en Amérique». [08/11/2007]

Tout compte fait, rectif : pas 140 mais 170%, l'augmentation de la paie de l'omniprésident. Il le mérite bien, le pauvre. [08/11/2007]

+140% d'agitation = +140% sur la paie. Chose promise chose due. Où est le problème? [31/10/2007]

Ce Lagardère junior, t’as vu, quel panache! Même pas peur. De la trempe de ceux qui savent: cette race des initiés. [26/10/2007]

Bien joué,
les rosbifs et les pumas!. Essai transformé contre une coupe trop pleine de récup’
politicarde. Toujours ça de gagné. [20/10/2007]

Entre nous, même pas question de divorce : ni mariés ni pacsés, rien. Une affaire arrangée pour cinq ans, renouvelable en plus. C’est ta faute, Marianne. [19/10/2007]

Son prochain boulot de ministre va-t-il lui «plaire»? Quand on s’appelle Laporte, on peut l’ouvrir. Ou la fermer. [17/10/2007]

Le Nobel de la Paix au GIEC et à Al Gore. W fait la gueule. Qu’on lui attribue celui de la Guerre ! [12/10/2007]

Et revoici le «détail» qui tue, version Fillon-ADN. Là, paternité connue, pas besoin de nouveau prélèvement. [07/10/2007]

Sarkozy est aussi bon prince. Il a passé commande à Colombani d’un rapport sur l’adoption. Et il va lui confier les clés de la fondation «Orphelins du Monde». [05/10/2007]

Le droit des affaires? Bon exemple d’oxymore, cet alliage de deux mots contradictoires. Pas poétique pour deux ronds? Question de prix. [05/10/2007]

Le FMI, voilà une boîte qui paie : 28.000 euros par mois. Ouais, pas mal. Hein? pas imposable? Ah?… alors là, faut voir… [29/09/2007]

Le Monde : «L'Élysée et Matignon divergent sur l'économie». Desproges : «Dix verges, c’est beaucoup!». [24/09/2007]

Villepin-Clearstream : 50.000 € de caution au lieu de 200.000. C’est la justice au rabais. [21/09/07]

1) Borloo sifflote sur l’air du non aux OGM. 2) Bové opine. 3) Bruxelles dit niet. 4) Sarko empoche la mise, avec Monsanto. Bravo qui ? [21/09/07]

– Après la jachère, tu cultives quoi cette année? – Du résultat. – Ah? Et ça rapporte? – J’en sais rien, pas encore récolté. [19/09/07]

Rien de bon, tout à jeter. Comment avons-nous pu vivre sans Lui. Comment notre pays et notre République ont-elles pu exister jusqu’ici ? Mystère. [19/09/07]

Jospin-la-débine. Jospin-la-défausse. Et aussi la bignole. Qui voudrait «nous» sortir de l’Impasse. Sur ce point au moins il sait de quoi il cause. [17/09/07]

Ancien combattu d’irak, Kouchner se concocte une revanche en Iran. "Il faut se préparer au pire" a déclaré le French va-t-en guerre. Non, W, t’es pas tout seul! [17/09/07]

En quête de «convergences à gauche», Hollande propose des «assises». Comme saint-François? C’est à dormir debout. [14/09/07]

Trop bas rendements dans les expulsions, déplore Hortefeux: «On est, en tendance, légèrement en dessous de l'objectif». Des préfets risquent leur prime de Noël. [12/09/07]

Si à l’Est, si à droite, si sarkozienne: Strasbourg valait bien une messe. Ce sera un conclave. [07/09/07]

Éric Besson favorable à la TVA sociale que le gouvernement met sous le boisseau. On est socialiste ou on ne l’est pas. [05/09/07]

Pour un vrai remaniement, bordel : Hollande à Matignon, Montebourg place Beauvau, Ségo à l’Élysée, non mais ! Et p’tit Nico direct au Panthéon. [29/08/07]


Dico politico : «Gouverner - v. tr., 1 - Vx Art de touiller le pastis. 2 - Vx –> Slogan : “Un Rocard sinon rien”». [29/08/07]


Dico diplo : «Un Gaffeur sans frontières (GSF) est un Kouchner oubliant de tourner sept fois (au moins) sa langue avant de devoir s’excuser». [27/08/07]


Le maire UMP d’Argenteuil a un «certain» flair politique mais zéro sens pratique. En effet, si «Malodore» pue plus que les SDF, quel intérêt ? [26/08/07]


Le pain va augmenter de 5 à 8 %. Enfin la baguette plus joufflue, plus miam-miam ! Avec les jeux à 100%, le peuple est comblé. Merci qui ? [26/08/07]


Hier, le Texas a exécuté son 400e condamné à mort depuis 1976. Trois autres sont dans «le couloir». W est grand, les USA aussi et dieu encore plus.
[23/08/07]


Le Monde : «M. Kouchner a pris la mesure de l'“intolérance” en Irak». Les voyages forment la jeunesse diplomate. [22/08/07]


Max Roach, exit. Le Président-de-tout n’a encore pas donné de la grosse caisse? Pourtant batteur et bateleur, ça pourrait faire du bruit. [17/08/07]


Les Sages censurent un bout du “cadeau fiscal”. Mais “le gouvernement tiendra les promesses du président”, a dit Fillon. Coup d’État annoncé? [17/08/07]


La canicule des pécules. La Bourse de Paris à son plus bas niveau de l'année. Speculat nec mergitur ? [16/08/07]


Serrault, Bergman, Antonioni… je vois… Mais Lustiger, il a tourné dans quoi déjà ? [07/08/07]


Serrault, Bergman, Antonioni… Non mais c’est quoi ce cinéma ? [31/07/07]


L’histoire d’un mec… Qui rencontre un bédouin dans le désert. Par hasard. «Tu m’achèterais pas une centrale nucléaire? » « Ben si, tiens ! » Et voilà. [26/07/07]


+ 17 % d’imposés à l’ISF en un an. Riches et mécontents, ils sont de plus en plus nombreux à être doublement malheureux. Misère ! [21/07/07]

Le Monde du jour titre plein pot à la une : «Google creuse l'écart avec Yahoo!» Le dopage sur le Tour… sale affaire.
[20/07/07]


Le 17 juillet 1967, John Coltrane « cassait son saxo ». Il n’avait que quarante ans. Et ça fait quarante ans ce jour. Il n’a pourtant cessé de jouer. [16/07/07]


Légion d'Honneur à Mme Devedjian. Motif, selon Sarkozy : A « accompagné une carrière brillante, celle de Patrick». Fermez le ban. [14/07/07]


Un examen en pleines vacances, pas drôle du tout. Réviser ses notes, machiner des anti-sèche. Pauvre Villepin. [11/07/07]


20 % à 30 % d'abattement de l'ISF sur la résidence principale. Ce n’est que justice, les SDF bénéficiant de l’abattement total. [11/07/07]


La messe en latin, bof… Pourquoi pas en chinois, en hébreux, en lingala ? Mais pour un meilleur obscurantisme, rient ne vaudrait le braille. [10/07/07]


Elle avait dédaigné la carte d’électrice de la République. La bleue «Trésor public» lui convenait mieux. Après deux repas, elle a dû la rendre. Indigestion? [05/07/07]


Recette Danone de capitalisme diététique : se faire du beurre en dégraissant les P’tits Lu. [04/07/07]

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Strip-tease marseillais (hommage à l’émission de la télé belge et sur France 3)

Avec tout ce qui se passe à l’heure actuelle, c’est pas croyable, on n’a pas encore fermé toutes les drogueries ! Regardez celle-là, en pleine rue, rue Paradis à Marseille – ça ne s’invente pas. Et en vitrine, les produits les plus hard, voyez de plus près, avec des tue-mouche, morts-aux-rats et autres scorpionicides. Hallucinant. J’en ai profité pour gagner les plages du Prado, les plages Mendès-France et Gaston-Defferre, ça délasse des Gaudin-Sarkozy.


















En fait, que je vous dise, j’étais parti pour un visa au consulat d’Algérie, qui ferme à 13 heures 00, pas à
13 heures 05, mon heure à moi. D’où la droguerie, juste en face, pour me remonter le moral. Puis la mer, en passant par Florence. La preuve : le David de Michel-Ange (photo à l’appui). Je déconne. C’est pour ceux qui ne connaissent pas Marseille, qui s’est offert une réplique, on a les moyens qu’on peut. Ça me rappelle le mot de Picasso qui, lui, avait les moyens : il venait de se payer un château, là tout près à Vauvenargues (il y est enterré), au pied de la Sainte-Victoire (le Venturi comme disent les laïcards comme moi – c’est l’appellation d’origine) ; et je ne sais plus à qui il disait au téléphone :
«  – Je me suis payé la Sainte-Victoire…
«  – Une toile de Cézanne ?
«  – Mieux : l’originale ! »
Bien. Je quitte le David et son beau cul pour aller poser le mien sur les caillasses censées prévenir les prochains tsunamis. Personne n’y croit, hein. Ni le kayakiste à l’entraînement qui se fait souffler dans les oreilles de derrière depuis un zodiac sonorisé, qu’on l’entend jusqu’au Frioul : « Tiens-toi droit ! Redresse la tête ! Putain ton axe ! ». Ni le mimile venu tendre sa gaule pour escagasser la sardine. Ni cette paire d’amoureux sous hormones. Ni moi d’ailleurs, plongé dans les «Aventures africaines» de Ryszard Kapuscinski – ceux qui suivent mes blogs savent forcément ; les autres peuvent se rattraper – ça s’appelle « Ébène » (Pocket, pas cher).

Peu après, je me retrouve dans le seul rade du coin, la cafétéria de Casino. Les vieux qui ne sont ni à la sieste, ni à l’hospice, ni à l’hôpital sont tous là (Hein ? Oui, mais moi, j’ai une excuse…) Je prends un jeton, puis le café au distributeur et déploie mes esgourdes en direction des bourdonnantes chroniques. Le flair auditif… m’amène à régler ma fréquence vers « Mamounette » – c’est la plus vieille – et sa fille (cent cinquante ans à elles deux, ou pas loin). C’est à jet continu ; je note comme une bête à l’affût (que je suis) ; de plus elles s’en foutent et je mettrai des «bips» sur les infos sensibles… Je vous laisse placer la pointe d’accent marseillais. Voilà :

« – Le Paulo, faut qu’il parte au plus tôt ! Il est sous insuline. Moi comme une conne je lui ai porté de la mangue des biscuits tout ce qu’il aime mais qu’i peut pas manger - et ils veulent lui faire une opération esthétique ! à la fesse ! - je lui dis te laisse pas faire, i veulent te pomper ton pognon ! qu’ess t’en a à branler de l’opération esthétique - je lui dis à Paulo je t’en supplie refuse ! il a une pompe à insuline - et une autre à morphine - il a qu’à partir comme ça - une chirurgie esthétique ! - il a pas de femme pas d’enfants bien sûr - sa mère elle est Alzheimer - il voulait voir Nénette avant de mourir, on lui interdit - Paulo il n’a jamais fait de mal à personne - Mamounette : je vais finir à ne plus croire au bon dieu ! où il est, dis ?! - le curé d’Aubagne est venu le voir - faut attendre la mort.

«  – Mamounette : Qu’il se finisse alors…
«  – Maman ! il a pas les moyens de se suicider !

«  – Qu’on lui donne des pilules !
«  – Maman ! Qui va lui donner des pilules ? A l’hôpital ? Mais on n’a pas le droit, c’est la prison ! - Je me suis pris le coin du meuble ce matin, je me suis ensuquée ! - Moi il m’arrive ça, comme à Paulo : j’arrête ! Il m’a dit ce matin « moi la paralysie je l’accepte, mais en fauteuil roulant pour aller-venir » - là il est allongé, il a plus de défense, plus rien, il a pris des microbes dans son escarre ; il va de 37 à 41 - et ils veulent l’opérer esthétique !!! - Et l’autre là, la lèche-cul qui lui fait ses courses - une brosse à dents à 50 euros ! tu parles ! le pomper oui ! - Et mon con de René là i fait rien pour vendre l’appartement – si je le vois je sais pas ce que je lui fais ! – i fait tout pour pas le vendre – à Paulo il lui a même pas souhaité le bon bout d’an ! c’est l’argent – I se dit il est malade, alors l’appartement…

« – Mamounette : Les gens sont égoïstes…
[court silence]
«  – La Nénette, elle veut pas dormir près de lui – Marcel téléphone jamais c’est pourtant son frère – Philippe il lui a dit à Nénette que sa sœur est morte – mais elle a pu sa tête – Marcel i s’en fout – c’est trop dur de faire un numéro de téléphone – moi ça me fait bondir ! – Baptiste a été vacciné – je vais chercher le café Mamounette »
« – …en ce moment il fréquente une Dorine
« – …O…rine ?
«  – DO-rine ! DorémifasollasiDO-rine !
«  –… ah, c’est joli comme prénom…
«  – Ça doit être italien ça – oh oui, c’est pas un prénom français ça ! [court silence] Qui y a de bon, à part moi ? Toi ? Tous des rigolos ! Marcel i s’en fout - Philippe pareil - Nénette a pu sa tête - y a pu qu’ moi ! »

>>> Les photos sont chronologiques et synchrones…
Le Fou du roi sur France Inter :
« Et pourquoi pas le breton et le corse ? »

par Christian Le Meut

Encore un grand moment de débat linguistique l’autre vendredi midi [19/01/07] sur France Inter, dans le Fou du roi, en présence d’Edith Cresson, qui sort un bouquin. Le débat tourne autour des langues pas bien enseignées en France et qui, en Europe, coûteraient "un milliard" (d'euros, je suppose) pour les traductions. Et rendez-vous compte, mesdames messieurs, le "gaëlique" d'Irlande et le "slovène" viennent d'être intégrés, ça fait deux langues en plus.

Ah oui, et alors ?

>>>
Le gaëlique est langue officielle de la République d'Irlande, avec l'anglais, et aurait dû depuis longtemps être reconnu par l'Europe (mais les Irlandais ne semblent pas avoir insisté dans ce sens lors de leur adhésion en Europe). Quant à la Slovénie, adhérente depuis plusieurs années, pourquoi sa langue ne serait-elle pas reconnue et accueillie dans les institutions européennes, au même titre que les autres langues que sont l'allemand, le français, l'anglais, le danois, l'italien, le portugais, l'espagnol ?... C'est un simple principe d'égalité afin que tous les textes officiels de l'Union européenne soient accessibles à tous les citoyens européens, dans leurs langues nationales...

Mais cela ne semble pas avoir effleuré certains chroniqueurs et invités du Fou du roi. L'un d'eux, cependant, a rétorqué que cela ferait du boulot pour les traducteurs. Mais Stéphane Bern, le présentateur, a répondu que ces postes là ne sont pas occupés par des Français, trop nuls en langues... Mais l'Europe ne se réduit pas à la France ! Et quelle est la proportion de traducteurs français parmi les traducteurs employés par l'UE ? Nous ne l'avons pas su.

"Ils parlent français" Et puis les langues bulgare et roumaine sont intégrées elles aussi depuis le 1er janvier 2007 alors même que, selon Mme Cresson "Ils parlent français en Roumanie et en Bulgarie"... Ah bon, et dans quelle proportion, Mme Cresson ? On ne le saura pas. A croire que la planète entière parle français ! La Bulgarie et la Roumanie, en tant qu'États, font partie de l'organisation internationale de la francophonie, comme l'Égypte, cela ne signifie pas que tous les habitants de ces pays parlent français !

Un ami de retour de Roumanie signalait récemment, dans une soirée en langue bretonne où il parlait de son voyage, qu'il avait rencontré un Roumain parlant français, mais d'un certain âge. J'ai moi aussi rencontré, il y a quelques années, des Serbes et Kosovars parlant français (Ibrahim Rugova, leader des Albanais du Kosovo, parlait bien le français pour avoir vécu en France). Mais les jeunes générations parlent plutôt anglais, comme seconde langue... Leur langue quotidienne est, évidemment, leur langue maternelle.

Le "langage" des Chypriotes.  Mme Cresson a rajouté que les Chypriotes  entrés dans l'Union il y a quelques années ont également tenu à ce que leur "langage" (terme par elle employé) soit également reconnu, alors qu'ils "parlent tous" anglais là bas. Ah bon ? Et dans quelle proportion, Mme Cresson ? Nous ne l'avons pas su. Les Maltais n'en ont pas pris pour leur grade alors même que leur langue, parlée par 300.000 personnes (à peine plus que le breton !) est désormais langue officielle de l'Union européenne.

Un invité (que je n'ai pas identifié) a cru bon de rajouter que, si le roumain et le bulgare, le slovène et le gaélique, sont reconnues, pourquoi pas "le breton et le corse" ? Eh bien oui, pourquoi pas ? Le catalan, le basque et le galicien sont désormais des langues dans lesquelles on peut s'adresser à l'Union européenne, à charge pour l'État espagnol de traduire dans une langue officielle de l'UE. L'Union européenne est bien plus ouverte à la diversité linguistique que les chroniqueurs du Fou du roi, très en phase avec la politique officielle française dans ce domaine : il y a une seule langue officielle en France, rappelons-le. Les langues régionales sont tolérées, à petites doses...

Place des langues, place des femmes, même combat ?  Et Mme Cresson de stigmatiser la faible place des femmes dans la représentation politique en France : 13 % de députés, nous sommes avant dernier devant la Grèce... La Grèce, justement, avec la France, n'a pas, si ma mémoire est bonne, ratifié la charte européenne des langues minoritaires. Ce sont les deux seuls États dans ce cas au sein de l'UE, ils sont donc régulièrement rappelés à l'ordre sur ce thème (le traitement des minorités nationales), mais les médias ne relaient pas beaucoup ces critiques là...

La mauvaise connaissance des langues étrangères par les Français est revenue sur le tapis. On se plaint d'un côté de mal pratiquer les langues étrangères et, de l'autre, de la diversité linguistique qui serait un problème ! Ce ne serait pas un peu contradictoire ?  L'argument financier ne tient pas la route, il n'est qu'un prétexte. La diversité culturelle, linguistique, comme la diversité biologique, naturelle, a un coût. Il est vrai que l'uniformité peut "coûter" moins cher financièrement, mais son coût en terme de souffrances humaines, de  pertes culturelles et linguistiques est, lui, incalculable.

Nostalgie de la domination ?  Mme Cresson a rappelé que François Mitterrand ne parlait que le français. Mais il le parlait bien (ça, c'est moi qui souligne). Si les Français sont si "nuls" en langues – encore qu'il faudrait examiner ce cliché à la loupe –, c'est peut-être aussi à cause de ce culte de la langue française érigée en ferment d'unité nationale en France; culte associé à un mépris des langues régionales parlées dans l'Hexagone, et un mépris des langues étrangères (la française étant la plus belle, celle des Lumières, etc, etc.). Il y a aussi cette nostalgie de la domination qui fait que l'on regrette que l'autre soit différent, qu'il ne soit pas comme nous, qu'il parle une autre langue alors que la normalité, c'est de parler français, bien évidemment. Ne devrait-on pas plutôt se réjouir de sa différence ?

Ce qui transparaissait dans les propos tenus sur France Inter, c'est surtout une inquiétude face à la perte d'influence du français et le peu d'intérêt pour la diversité culturelle et linguistique dans sa réalité. Or la langue française sera sauvée parce qu'elle fait partie de la diversité et de la richesse culturelle et linguistique de notre planète. Dans ce sens, le combat pour les langues bretonne, corse, basque, occitane, alsacienne (etc. [et je dirais même plus : le picard ! NDGP…]), est le même que le combat pour la langue française. Mais peu de Français, juchés sur leur piédestal francophone (et souvent parisianiste), ont l'air de s'en rendre compte.
Le jazz échevelé et heureux
du quartet de Sylvain Kassap



Voyez ces deux-là comme ils tanguent ! Forcément, ils naviguent ensemble. Et nous embarquent. En route vers la sphère céleste. Musique !

Présentations : A tribord et au violoncelle-lumière, Didier Petit ; sur le gaillard d'avant, à la barre et aux clarinettes, Sylvain Kassap ; à sa gauche et ici fouettant grand-mère –     c'est pour son bien – et juste avant de l'enlacer, Hélène Labarrière ; à bâbord enfin et aux manettes d'accostage, le boscot et son attirail, Edward Perraud. En jazz, on appelle ça un quartet (ou quartette); et leur concert fut donné, au vrai sens, samedi soir (27/01/07) au Moulin à jazz à Vitrolles, Bouches-du-Rhône.


Un jazz de jazz, autrement dit indéfini, de passage, de transport. Cherchez pas l'étiquette, n'aurait pas de sens, pas d'objet ; tout juste bonne à brouiller la perception, embrouiller le propos. Heurts des mots contre les notes, leurs interférences, les radiations émises, renvoyées par le public aux musiciens, qui les perçoivent, puis les transforment encore. On appelle ça un concert, comme on dit naviguer de concert : aller ensemble – nulle part et partout, c'est selon sa cartographie, les courants, éléments, tempêtes. Sculpteurs de sons, de masse sonore, ciseleurs de copeaux. Ça cogne en douceur, ça effleure en volcan.

Voyez-oyez l'homme des fûts, sa batterie et tous les ustensiles amassés dans une valisette, et les affaires de toilette – le peigne en fer, le bol (à raser ?) tibétain, la baballe à frotter la grosse caisse qui en râle de jouissance. Un ciseleur disais-je aux allures de gamin – 35 ans quand même et l'avenir en océan, sourcé à un Paul Lovens, son maître, à un Gerry Hemingway et aux tablas indiens, c'est dire qu'on est loin des bûcherons binaires et primaires. Edward Perraud, un batteur harmonique et un joueur de silence, cette composante du son musical.

Oyez-voyez Hélène Labarrière et sa contrebasse qui gronde et mugît en pleine grâce – grâce du geste, du corps dansant, chaloupant avec toute l'embarcation jouante, elle en figure de proue, comme noyée, les yeux fermés, au loin, au tout près. Une basse ferme, gant de velours et main de fer pour l'attaque, solide.

Et à la trompette marine – sauf qu'elle n'a qu'une corde et lui, le violoncelle, quatre. Sans parler de ses cordes vocales : Didier Petit ajoute le chant à celui de l'instrument, plutôt rare en jazz, cet univers qui ne refuse jamais personne – pas même la cornemuse.

>>> Voir-entendre un extrait du concert du Moulin à Jazz, Vitrolles, 27 janvier 2007

Donc, un trio de cordes, de peaux et de bastringue duquel jaillit le souffle vif et boisé de l'homme aux clarinettes, la « piccola », la "normale" et surtout-surtout la basse dont Sylvain Kassap est l'un des virtuoses parmi les Michel Portal, Louis Sclavis et Laurent Dehors, et aussi John Surman, David Murray et Anthony Braxton. Sylvain, avec sa tignasse à la Angela Davis, version mâle et moldave, il capte parfois ses ancêtres lointains ; c'est alors la clarinette en si bémol qui parle, comme dans les fanfares ukrainiennes ou roumaines. Oui, lointaines ces réminiscences, histoire de ne pas se perdre dans le grand Tout du jazz, celui qu'il arpente avec ivresse et dans le don.

Un jazz exigeant avec lui-même, érudit et populaire comme sait l'être le jazz ainsi joué. Tous les quinze jours Vitrolles s'ouvre à ces possibles. L'association Charlie Free tient son vieux moulin (rénové) depuis maintenant dix ans. Le festival d'été va fêter ça en grand pompe et sous les platanes. On en reparlera. D'ici là, on a encore une demi-douzaine de chances de se rencontrer au Moulin. Par exemple le 10 février en compagnie du Stéphane Guillaume Quartet. Il est prudent de réserver : 04 42 79 63 60.

>>> Disque à signaler, reflet du concert, « Boîtes-Boat » par le quartet  Sylvain Kassap  (Évidence). Compositions du clarinettistes et un merveilleux "Children" emprunté à Albert Ayler.
> Photo © gp


Un pianiste considérable vient de mourir : Siegfried Kessler, retrouvé noyé à La Grande Motte (Hérault), non loin du voilier sur lequel il vivait depuis une vingtaine d’années. Il avait d’abord fait bande avec Didier Levallet (contrebasse) pour fonder le quartette Perception. Puis il enregistre avec d’autres grands du jazz  – entre autres avec Archie Shepp. Il explore aussi les répertoires de Britten, Chostakovitch, Prokofiev, puis tâte les univers de Xenakis, Berio et Kagel. Éclectique – et exigeant – jusqu’à la chanson, où on le retrouve notamment avec l’excellent Jacques Bertin.

© andré faber

mon Œil, circum le cirque

© gp

Venelles, havre du cirque… Je ne sais trop pourquoi mon patelin, dix bornes au nord d’Aix-en-Provence, se trouve régulièrement visité par des cirques, des petits cirques qui se succèdent à peu près chaque mois. Ils viennent ainsi planter leur chapiteau sur le bout de colline qui leur semble affecté : terrain plat et herbage pour chèvre, poney, chameau et lama (pas plus d’un par espèce…) On voit de loin les bâches bariolées, les camions rouge et jaune. On entend de loin la voiture haut-parleur qui parcourt les rues de la commune pour colporter la bonne nouvelle et tenter d’aguicher « petits et grands ». Je me dis toujours qu’un jour j’irai… Pas encore cette fois où je suis resté dehors, frôlant le mini-village nomade, saisissant au vol cet instant de l’Avant, avant le spectacle, dans les coulisses en plein air. Ils ont revêtu le costume de piste, et le jeune auguste, un novice, répète la marchure du clown. J’ai toujours aimé le cirque. L’année dernière, à Marseille, j’ai vu le spectacle des Nouveaux-Nez : une merveille. Celui-là, je l’aurai donc raté. Je n’ai même pas noté son nom, ce qui est injuste. D’autant que ces quatre-là, à l'inverse du cirque électoral, me disent que j’ai manqué quelque chose.

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Trouver chaussure à son pied… et au besoin donner corps aux rêves les plus fous.


© gp

 

L’OM, si proche si loin

Comme dit la rengaine, nul n’est prophète en son pays. Ces trois une de canards illustrent bien les néfastes effets de cette satanée et prétendue « proximité » qui ruine le crédit journalistique de bien des titres. Le Parisien seul prend ici une relative distance avec la nouvelle « affaire OM », celle de sa vente en cours.

S’il s’agissait du PSG, sans doute devrait-on retourner le compliment. Mais en l’occurrence, La Marseillaise (ex quotidien rouge PC) n’y voit que du vert et La Provence (Hachette) considère le marché conclu – même si l’édito relève qu’il est peut-être un chouia tordu : « La prudence reste forcément de mise. [… ;-)] Le groupe pharmaceutique Inyx, dont Jack Kachkar est p.-d.g., accuse une dette de 120 millions de dollars. »

À part ça, quid du pognon scandaleusement brassé dans le sport et le foot en particulier ? Quid du dopage des sportifs et des footeux en particulier ? Sur ces points au moins, les deux régionaux du match retrouvent le canard parisien. Lequel ne va tout même pas casser trois pattes à L’Équipe, son frère jumeau du même groupe (Amaury).



















Le climat se dérègle, revoilà les cafards
© andré faber
Chez nous ça souffle !
Par André Faber

Les volets tremblent et j'entends ce que j'appelle les bimbelles, des trucs genre Nature et Découverte en bambou que la Marie-Line a accroché au dessus de la terrasse !
Et  Prrrrrr blit, blit ,blit que ça fait !
Et aussi un courant d'air dans le couloir mais impossible de lui couper la chique !
Le souffle vient peut- être de la cave, une fenêtre trouée pour le sèche linge !
T'entends les tuiles qui chantent !
L'échelle adossée aux pommier est  maintenant au milieu de la pelouse !
Ce matin, sur la route, la bagnole faisait des écart d'un mètre à gauche et à droite !
La terre se réchauffe !
T''achètes un manteau en solde mais faudrait peut-être acheter des palmes et un tuba !
Houuuuuuuuuuuu !
Les hauts de hurle vent !
la maison est en plein vent, !
On domine le village c'est vrai, mais ça siffle aux fenêtres !
Moi, j'aime bien !
Faudra que tu viennes !
Une bonne tempête comme le tonnerre de Dieu un aprèm chez ma mère quand on était gosse !
Ma mère avait baissé les volets et allumé les bougies !
On se cramponnait sur le canapé, une armée qu'on était, des gosses, avec les voisins, le Roland, la Jacqueline, le Gérard, le Gilbert !
Et ma mère a prié et tout !
Et après on a mangé des crêpes et tout était doré avec du miel et du sucre, des odeurs de crêpes, du noir et des lumières de crêpes !
Un temps à soupe de légume !
Un temps à crêpe de pomme de terre, tiens !
Houlà, ce parfum d'oignons, de friture, le parfum de famille quoi !
C'est comme ça que j'ai vu mon père pleurer, à cause des oignons râpés !
Et après, avec la mort de Kennedy !
Et avant, avec la mort de la mémé Frida, je l'entends hurler un matin et ma mère qui dit, non, non, Pierre, non !
Non, non, je ne sais pas quoi !
Il s'appelait Pierre, le Pierre, le Peter de l'usine d'Hagondange !
C'est le matin où on a eu un feu de cheminée, je voyais les flammes qui sortaient du toit en partant à l'école.
Et ça souffle !
Et ça soufflait sur la route nationale au dessus du canal, tous ces mecs à vélo, des centaines qui partaient vers l'usine !
Souvent il pleuvait !
Souvent, c'était souvent qu'il fallait aller à l'usine !
Je jouais à partir à l'usine sur mon tricycle à deux ans, j'allais derrière la rhubarbe et ma grande soeur m'apportait mon casse croûte d'usine !
T'as bien travaillé qu'elle me disait ?
Et j'aimais bien quand ça soufflait comme pendant la guerre !
Je planquais mes soldats en plastique - t'en avais un sac plein au stand à 100 francs - sous un camion, dans uns boîte d'allumette, avec du coton !
Il pleuvait toujours, les mecs s'enfonçaient dans la terre comme dans la 317° section et on finissait, mon frangin le Jean-Marie et moi, sous la table
de la petite pièce, avec nos soldats, parce que ça soufflait et pleuvait comme la vache qui pisse et les soldats embarquaient tôt ou tard dans une pantoufle pour traverser
la salle à manger !
Hein !
Et quand il faisait froid, on savait que St Nicolas allait passer, que la neige allait tomber et on dessinerait des cristaux à l'école et cette neige était chaude de notre enfance,
le fils du maire tiré en traîneau par son chien, le voisin qui avait fait une femme de neige magnifique avec des fesses et des nénés et à force de la lisser, voilà qu'il la casse en deux
et nous on se disait, faudrait que ça soit toujours Noël avec les cadeaux de l'usine, une ferme en carton, un avion à pile, un livre des mystères comme un coffre fort !
Et ça souffle !
Blam, blam, du côté de la terrasse !
Et le film reprend !
Moi j'aime bien, tu vois
Après les pantoufles, La Provence chausse des escarpins

J’ai assez balancé de mes « pantoufles » (bronze, argent et or surtout) à La Provence pour ne pas assurer le service après alerte. Le quotidien marseillais (160.000 exemplaires annoncés) est passé chez le relouqueur. Costard deux pièces – deux cahiers plus chicos, taille basse (format « berlinois », tiens, comme Le Monde qui, rappelons-le, s’intéresse au titre) –, quelques piercings aux oreilles, voire au nombril pour faire plus djeune. Bref, La Provence s’est mise au goût du jour, chaussant des escarpins et s’alignant sur la mode édictée par les tontons-maquettes en vogue. C’est ainsi que les canards finissent par se ressembler, comme sur la photo fétiche en haut à gauche de «c’est pour dire».

De fait, s’agissant de forme – certes ça ne mange pas de pain et c’était bien le moins pour ce titre bien ringardisé –, il est bon d’en changer, comme des pansements. Mais comme disait le bon Victor Hugo, «la forme, c’est le fond qui remonte à la surface». C’est donc là qu’on attend les vrais changements: importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse! Et sur ce plan, «c’est pour dire» garde l’arme à l’œil.


Pub d’amorçage pour la nouvelle formule. L’OM en costard, ça va payer !

mon Œil à Marseille, Vieux-Port



2007, résolution n°3 : voir les choses en face

© faber

2007, résolution n°2 : buller à la Faber

© andré faber

 

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