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Fièvre du samedi soir, Moulin à Jazz, Vitrolles. Quatre musiciens belges, donc un quartet, mené par Manuel Hermia selon le carré magique alto- piano- basse- batterie. La formation porte le nom de Rajazz, fruit d’un accouplement de ragas indiens et de jazz. Une référence d’ailleurs toute en demi-teintes, s’agissant de subtilités entre musique tonale et modale qu’une oreille distraite ou seulement de base ne saurait percevoir. Même lorsque Manuel Hermia fait chanter le roseau de son bansuri, cousin boisé de la flûte traversière qu’il joue d’ailleurs aussi, ainsi que le soprano.




Une soirée qui n’a donc pas manqué d’air et de souffle bruissants et chantants. Un régal, d’ailleurs partagé au nom d’un miracle, celui par lequel ces musiciens arrivés ici, dans ce haut-lieu provençal de jazz – oubliez la cata des Mégret, la municipalité de gauche entame son deuxième mandat –, dans ce lieu-là et il est vrai dans bien d’autres dès lors que les musiciens et le public se sentent bien. Miracle tout de même fortement arrangé par le boulot d’une association, Charlie Free, qui œuvre depuis deux décennies, à raison de deux concerts par mois et une dizaine de festivals. Donc rien à voir avec Dédette de Lourdes, mais avec des effets comparables : ainsi voit-on des oreilles arrivées en chaises roulantes, voire totalement paralytiques, se déployer comme par enchantement et céder sous les assauts de sons a priori peu « vendables ».

>>> 

Voilà la question : celle de l’anti-bizness, du refus de la musaque – selon le mot de Bourdieu – et autres Marchandises avariées. Car il en va du jazz comme des autres musiques non faisandées, et des arts en général : toutes et tous exigent comme préalable ce ticket d’entrée qui ne se monnaie pas en euros, mais s’échange seulement en ce désir de l’Autre, ce désir d’Aller vers, de s’Aventurer. Ce qui demande d’avoir façonné à son usage quelques clés d’accès, même pas tant de la culture – elle ne sera pas de trop mais le mot, lui, pèse de ses sens chargés –, que cette connaissance, ce naître avec : avec l’Autre, les Autres, avec Soi, le Monde, la Vie… Donc, sortir des enfermements de la marchandise, du consumérisme qui conduit à l’obésité et, au nom du dogme de la Croissance, finit dans le mur des crises mondiales.

A condition de pouvoir sortir du cercle vicieux… On retrouve là l’indispensable ingrédient qui a tout de même permis, notamment en France, l’émergence d’une certaine culture populaire. Ce qui est devenu si ringard de nos jours, comme tant d’acquis sociaux considérés comme des boulets à la pratique « décomplexée » du culte de la Modernité… Tu parles ! Et au nom de quoi, les ultra-libéralistes aux commandes « désengagent l’État » et vogue la galère du Dieu-Marché, vous savez, le sauveur suprême qui nous guérit de toutes maladies – évidemment, la mort vaut remède radical…

Exemple : la Délégation régionale des affaires culturelles (DRAC), bras armé dans les régions du ministère du même nom, vient de refuser à Charlie Free, pour la énième fois, toute subvention et notamment celle demandée au titre de l’aide à la création (l’association accueille chaque année en résidence des jeunes musiciens en échange d’un concert pendant le festival). Argument comme un aveu : « Étant donné l'enveloppe financière disponible et le nombre de projets déposés, au vu des priorités du ministère, votre demande n'est pas retenue ». Or, la « culture populaire », rappelons-le, fonctionne comme une sorte de mutuelle nationale permettant de « lisser » un tant soit peu les inégalités sociales ; d’où les subventions aux associations, sans lesquelles celles-ci ne pourraient tout bonnement plus exister.

Revenons à la musique – on n’en était pas si loin, s’agissant d’harmonie sociale… Revenons à nos quatre du Rajazz, à propos desquels, dès dimanche, j’échangeais quelques mots un peu pessimistes avec Claude Gravier, le président de Charlie Free :

« Je viens d'écouter le disque "Rajazz"; excellent comme l'a été leur concert d'hier. La question posée, éternelle – enfin jusqu'à présent : comment jouer après Coltrane ? Ils cherchent bien des réponses de leur côté… mais retombent sur le Trane qui, lui aussi, était aller piocher dans le fond des musiques indiennes et aussi dans le bazar mystique, d'où également les allers-retours entre tonal-modal. Des nuances qui comptent, certes, dans l'univers musicologique, mais tout de même peu perçues en dehors. Dans la foulée, je me suis remis une louchée de Trane (celui de la fin, "Transition", 65) en me disant qu'il avait sans doute mieux que jamais perçu le terrible enjeu de notre monde fini (finissant ?) entre désir d'harmonie et brutalité du chaos moderne.

« Je ne vois rien dans l'art contemporain de plus explicitement politique. On n'est pas tenu de chercher des réponses mystiques comme le Trane. Mais c'est une option (d'ailleurs à l'origine du blues puis du jazz : le désespoir d'ici-bas des nègres esclaves américains déportés face aux espérances de l'au-delà). Une autre relève de la révolte face au chaos d'ici-bas. Ce n'est pas le fort de la musique classique, bien qu'elle s'y soit mise, plutôt par exceptions,  à partir de la révolution industrielle – peut-être avant aussi avec le romantisme, de manière individuelle. La musique contemporaine, oui, a pris le taureau par les cornes en posant la question de la forme en tant que révolution, sans l'exclure de la dimension sociale – sociétale plutôt. Mais la jonction ne s'est tout de même pas produite, tout comme pour le jazz d'ailleurs : même si c'est à un niveau moindre, on reste dans la sphère de musiques érudites. Ce n'est pas, il me semble, dû à la musique elle-même mais plutôt à l'inégalité de sa lutte – et à mon sens foutue – contre le système dominant de la Marchandise avariée. »

A quoi Claude me répondait :

«  Manuel Hermia n'est certes pas le premier à faire le voyage en Inde, mais je trouve ce garçon intéressant : il est imprégné de toutes sortes de musiques et de cultures : indienne bien sûr , mais aussi d'Afrique ou d'Espagne ou d'Amérique latine. Et comme en plus il ne se perd pas dans tout ça, ses compos sont originales et méritent d'être entendues.
Comme  les arrangements me semblent minimalistes, chaque musicien de son quartet est à l'aise dans les espaces ... , ce qui a donné un super concert.
 

John Tchicaï est aussi chanteur © gp



« Tu as raison, la marchandise avariée prendra toujours le pas sur les musiques que l'on dit vivantes ou actuelles, mais comment lutter contre les moyens de ceux dont les seules ambitions sont de remplir les temps de cerveau disponible ? A notre petit niveau, même si une petite centaine de personnes y trouvent un peu de bonheur, ce n'est déjà pas si mal... John Tchicaï et André Jaume, puis Issam Krimi et sa bande, puis le festival pour continuer à prendre du plaisir ... et mort aux cons. »

Nous étions bien en phase.

Là-dessus, on apprenait la mort de Jimmy Giuffre (prononcer guioufri à l’américaine), passerelle entre le style dit West Coast et ce qu’est devenu le jazz actuel, y compris via le free jazz. Arrêtons de faire savant, alors qu’il s’agit d’ouvrir tout grand les portes de l’universelle musique.

En résumé : écouter le Rajazz quartet de Manuel Hermia, CD du même nom avec Erik Vermeulen, piano ; Sam Gerstmans, contrebasse ; Lieven Venken, batterie; visiter aussi www.manuel-hermia.com ; passer par Charlie freewww.charliefree.com et réserver pour les prochains concerts dont celui du samedi 10 mai avec André Jaume, un complice de longue date de Jimmy Giuffre, et John Tchicaï, qui a joué avec John Coltrane, Carla Bley , Albert Ayler, Cécil Taylor, Rosewell Rudd, Archie Shepp – faut-il vous l’emballer ? Puisque vous insistez il y aura aussi Alain Soler, guitare ; Bernard Santacruz, contrebasse ; Marc Mazzillo, batterie – bref un vrai quintet de luxe, tout comme sur la photo prise l’été dernier au festival de La Seyne-sur-Mer.


Alain Soler, André Jaume, Bernard Santacruz, John Tchicai et Marc Mazzillo © gp
>>> cliquer sur la photo pour la voir en entier.

Tandis que les présidents tunisien et français parlent « affaires », de jeunes Tunisiens s’embarquent vers leurs rêves et y rencontrent la mort. Ainsi ce témoignage adressé par la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) sous le titre « Tragédie d’Aouled al-Mabrouk - Quand l’horizon de la jeunesse des pays du Sud est de périr en Mare Nostra :
 
« Le village d’Aouled al-Mabrouk, comme celui, avant lui, d’al-Hkaïma et encore d’autres régions de la Tunisie d’«en bas », vit sous le signe du deuil depuis jeudi 24 avril quand la mer a rejeté 3 cadavres : les 23 autres candidats à l’émigration sont portés « disparus ».

« Ce n’est pas une première ! C’est le énième acte d’une tragédie toujours recommencée.

« Il suffit d’arpenter les ruelles du vieux quartier de al-M’hamdia (banlieue proche de Tunis) pour mesurer l’ampleur de la pauvreté, du dénuement et du chômage qui sévissent en raison des choix économiques du gouvernement tunisien.

« Depuis le mois de janvier 2008, les jeunes et la population de Redeyef manifestent pour leur droit au travail ; les jeunes des régions de al-M’hamdia, al-Kabbaria, Djebel Jloud, Sidi Frej, Gafsa, Chebba, Malloulech (12 jeunes sont originaires du vieux quartier d’al-M’hamdia) partis, quant à eux, à la recherche d’un travail, d’une vie digne sur la rive nord, ont pris les barques de la mort.

« En effet, le mardi 22 avril 2008 au soir, la barque des 26 jeunes a quitté Aouled al-Mabrouk Cette nuit-là, la famille de Mohamed Dalhoum (l’un des trois morts ramenés par les eaux) a reçu le dernier appel téléphonique de son fils. La famille de Ayman Ben Taïeb Hassine (qui n’a que 17 ans) attend, tout comme les autres familles, d’avoir une information sûre et définitive.

« Ces jeunes savaient a priori que prendre la mer sur des barques de fortune (Harraga) est une opération hautement risquée et extrêmement dangereuse. Leur désespoir et l’absence de toute autre alternative les ont déterminés à côtoyer le danger. Fuir une situation faite de marginalisation, d’exclusion, de sentiment d’injustice, de privation, de perdition, d’absence de tout exercice de la démocratie et d’une répartition égalitaire des richesses entre les fils et les filles de la Tunisie était devenu leur seul et unique horizon. »

>>> La Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives lance un appel pour faire de la journée du 10 mai une journée de deuil national pour les jeunes de la Tunisie et de tous les pays frappés par le drame des barques de la mort.  Signatures auprès de la FTCR, 3 rue de Nantes Paris 75019 Tél. 01 46 07 54 04 – Fax : 01 40 34 18 15
Courriel : ftcr2@wanadoo.fr - Site : www.ftcr.eu
Il est toujours possible d'examiner la question de la participation de la France (et des démocraties occidentales) aux J.O. en Chine à partir de considérations telles que toute prise de position claire, nette et tranchée passe pour inutile et vaine.

En effet, si on commence par mettre en balance la participation aux J.O. et l'amélioration effective des droits de l'homme en Chine, on peut disserter longuement sur l'opportunité de boycotter ou de participer et se demander à l'infini si c'est la stratégie d'ouverture ou de fermeture qui est la plus à même de produire des résultats positifs.

En effet, que ce soit pour l'épineuse question du Tibet (autonomie ou indépendance, autonomie culturelle ou autonomie politique, liberté religieuse ou reconnaissance en tant que minorité), pour les atteintes à la liberté de la presse, pour l'absence de pluralisme politique, pour l'impossible alternative politique (pas d'opposition libre) il est, à peu près, certain que boycotter ou participer n'aura pas beaucoup d'effets sur la politique conduite par les autorités chinoises. Certains mêmes prédisent que le boycott serait contre-productif.

De plus, si on se demande encore si c'est en participant ou en boycottant que l'on va amener la Chine à abandonner toute volonté de recouvrer sa souveraineté sur Taïwan, à ne plus faire des essais militaires menaçant le Japon, à ne plus faire travailler les enfants, à augmenter les salaires, bref à ne plus jouer la carte du dumping social pour exporter à bas-prix, à respecter l'environnement (la liste des incriminations est longue), à ne plus recourir massivement (voire du tout) à la peine de mort, etc, on risque à nouveau de ne pas être d'accord sur la meilleure attitude à adopter.

Poser le problème en ces termes, c'est se mettre dans une situation où le levier (participation ou boycott) est sans commune mesure avec l'objectif à atteindre (processus de démocratisation globale de la Chine).
C'est, qu'on le taise ou le confesse, se cacher derrière son impuissance et se plier à la réalité (chinoise) telle qu'elle est. Par conséquent, comme il y a de toute manière peu de chances ou d'espoirs que les choses changent - qu'on y aille ou pas -, autant y aller et glaner quelques médailles !!!

Il existe encore une seconde manière de compliquer inutilement la question.

>>>

Cette fois-ci on ne s'interroge plus sur les effets du boycott ou de la participation sur la situation interne de la Chine mais on passe en revue les différentes conséquences possibles pour la France de ce boycott ou de cette participation.

Il existe d'abord le stupéfiant argument économique. Pour que la France puisse continuer à commercer (vendre et acheter mais surtout vendre car on fait comme si les risques n'existaient que pour nous, comme si notre balance commerciale avec la Chine était excédentaire) avec ce pays, il faudrait surtout qu'elle ne fasse pas de vague, qu'elle taise ses idéaux.

Cet argument est stupéfiant car il ignore que le commerce franco-chinois se fait dans le cadre de l'OMC (faut-il le rappeler la Chine a adhéré à l'OMC le 11 décembre 2001 !) et donc que l'idée d'un contre-boycott économique de la Chine ne pourrait se faire sans que la Chine pâtisse en retour de ce choix. De plus, cet argument semble reposer sur l'idée que si les autorités chinoises achètent certains de nos fleurons (TGV, technologie nucléaire avec Areva, A380, etc) c'est non pas parce que nos produits sont compétitifs mais parce que nous les laisserions par ailleurs bafouer les droits de l'homme..... Il me semblait naïvement qu'il en allait de leur intérêt de puissance qui veut s'équiper pour rattraper (avant de dépasser) leur retard technologique et non pas de considérations "humanitaires"....

En clair, il faut avoir l'honnêteté de dire que si nous boycottions ces jeux, nos intérêts économiques ne seraient pas significativement et durablement menacés en Chine.

Reste alors l'intérêt des sportifs! Il est certain que le boycott aux J.O. priverait une génération de sportifs de la possibilité de briller, de remporter des médailles et de s'assurer des subsides collatéraux conséquents.

C'est pourquoi derrière les sportifs ce sont les sponsors qui vont in fine décider! Si la situation se détériore en Chine, en clair s'ils ne peuvent supporter de voir l'image de leurs produits (les sportifs compris) associés à des images péjoratives, ils se désengageront, à condition que cela leur soit possible.

Il ne faudrait pas oublier non plus l'intérêt des médias. Ils ont grâce aux J.O. de quoi remplir leurs grilles, pages, programmes (rubriques sports, politiques étrangères et nationales, économies) et de quoi alimenter leurs espaces publicitaires.

Maintenant si la question du boycott n'était pas polluée par ces considérations "secondaires" (intérêt des sponsors, des médias et manque à gagner pour les sportifs) on pourrait alors se poser simplement la question de la participation à ces J.O.

En effet, la France pays des droits de l'homme, démocratie représentative respectueuse de valeurs supérieures (non-inféodées à des intérêts économiques, mercantiles ou marchands) va-t-elle s'honorer ou se déshonorer en acceptant que des sportifs concourent sous ses couleurs?

Poser en ces termes la réponse me semble si évidente que je me demande même comment certains arrivent à douter de la nécessité morale de boycotter ces jeux.

Mais on me rétorquera, c'est justement parce que les considérations morales font sourire en 2008 que personne (je veux dire ceux qui ont quelque chose à perdre, pour les autres dont moi c'est évidemment plus simple) ne songe sérieusement à boycotter ces jeux.

Triste monde !

En résumé, le boycott n'aura aucun effet (positif ou négatif sur la Chine ou sur les relations économiques) mais la participation fera honte non pas à la France ou aux français mais aux doux rêveurs (dont moi) qui croient qu'il y a encore de la place pour des valeurs ou des idéaux supérieurs aux intérêts économiques, politiques, géostratégiques.

Pascal Heisserer

Le P'tit coin

undefinedUn VRP en aspirateurs, flairant le bon client, ne demande surtout pas à ouvrir le placard à cadavres. C'est con et mal élevé. En Tunisie aussi. [29/4/08]


Voici donc le temps des meaculpistes, politiciens qui se la battent à coups de tambour médiatique. C'est nouveau, ça vient d'Amérique. Sondages attendus. [28/4/08]


Qui a dit : «Mieux vaut être à l’aise dans ses baskets qu’à l’étriqué sur ses talonnettes » ? Indices : télé, journalistes, Élysée… Ouah ! trop fastoche. [24/4/08]


Le voilà à la Martinique avec «ses airs» de procureur contrit. Si seulement il avait honoré la dépouille de Senghor. [20/4/08]


Ici Londres. Le président nouveau lance son appel à résister… au «capitalisme de la frivolité». Il y aurait aussi un capitalisme bling-bling? [28/3/08]

Consul à Washington ou aux Anges, il y a des déportations plus douloureuses. À la villa Médicis, par exemple. Il suffit de le mériter. [17/3/08]

A pleines louches dans la potion magique, le député-maire Assedix s’est fait pincer par le Canard. Oui, mais il va rembourser. Le brave homme. [20/2/08]

Paroles de Lui, sur la réforme de la télé : « Le rêve c’est bien…, mais la réalité c’est mieux ! » Vraiment mieux ? [20/2/08]

lI dit qu'il n'a pas dit ce qu'il a dit et que l'on a compris autrement ce qu'il a voulu dire. Laïcité ou élasticité ? [14/2/08]

La BNP claironne ses 7,8 milliards de bénéfice, en gros l’équivalent du trou de la Générale. Bon sang, mais c’est bien sûr ! [30/1/08]

Faire le ménage dans la finance, ce serait moral. Et tout bénef pour le fameux « moral des ménages». [30/1/08]

Tyran d’Indonésie, Suharto est mort dans son lit. Matière à édito : Les dictateurs finissent toujours par mourir, pas les dictatures. [27/1/08]

5 milliards partis en fumée… L’argent fou. Comme la Société, en général. [25/1/08]

Y a pas photo : 30 ans de militance avec les Padak et autres, ça ne vaut pas un bon coup de Ben Laden. [5/1/08]

Avant, il n’y avait pas de politique. Ni l’eau tiède, ni la poudre, ni même le bouton à quatre trous. Même pas la civilisation. [3/1/08]

Le baril de pétrole à 100 dollars. Mais attention, c’est du brut léger. Du Dom Pérignon. Bonjour les radars ! [2/1/08]

Interdit de fumer dans les bistrots. À côté de la pollution planétaire par cheminées d’usines et pots d’échappement, c’est une mesure clopinette. [2/1/08]

Aïe aïe aïe ! Ce n’était que de l’ «urgence». Voilà qu’il nous annonce l’ «essentiel» et même la «civilisation»… Vivement 2009. [1/1/08]

Je le croyais au Vatican, il est à Kaboul. Enfin… il est déjà parti. Tiens il repasse par ici. Ah non, par là! Sacré speedy, tu nous rends maboules. [22/12/2007]

Oh, rien… juste pour dire mon étonnement à propos du séjour parisien de Khadafi: pas une manif, pas le moindre entartage. Est-ce encore une époque? [21/12/2007]

••• Ça saute aux yeux: le P'tit coin se trouve à l'abandon, pas entretenu comme "avant". Parce qu'"avant" c'était mieux, non? ••• [10/12/2007]

Les pétroliers vont «lisser la hausse des prix». Excellent pour «fluidifier les rapports sociaux». Sans nous prendre pour des cons. [10/11/2007]

Enfin une bonne nouvelle : François Hollande candidat aux cantonales en Corrèze. [10/11/2007]

Rabat, Ajaccio, N’Djaména, Le Guilvinec, Washington. Et un petit coup de Colombey pour la route. Ça mange pas d' pain. [09/11/2007]

En vedette américaine, il s’est pris pour La Fayette et John Wayne. Ce ne fut que Christian Clavier dans une resucée des «Visiteurs en Amérique». [08/11/2007]

Tout compte fait, rectif : pas 140 mais 170%, l'augmentation de la paie de l'omniprésident. Il le mérite bien, le pauvre. [08/11/2007]

+140% d'agitation = +140% sur la paie. Chose promise chose due. Où est le problème? [31/10/2007]

Ce Lagardère junior, t’as vu, quel panache! Même pas peur. De la trempe de ceux qui savent: cette race des initiés. [26/10/2007]

Bien joué,
les rosbifs et les pumas!. Essai transformé contre une coupe trop pleine de récup’
politicarde. Toujours ça de gagné. [20/10/2007]

Entre nous, même pas question de divorce : ni mariés ni pacsés, rien. Une affaire arrangée pour cinq ans, renouvelable en plus. C’est ta faute, Marianne. [19/10/2007]

Son prochain boulot de ministre va-t-il lui «plaire»? Quand on s’appelle Laporte, on peut l’ouvrir. Ou la fermer. [17/10/2007]

Le Nobel de la Paix au GIEC et à Al Gore. W fait la gueule. Qu’on lui attribue celui de la Guerre ! [12/10/2007]

Et revoici le «détail» qui tue, version Fillon-ADN. Là, paternité connue, pas besoin de nouveau prélèvement. [07/10/2007]

Sarkozy est aussi bon prince. Il a passé commande à Colombani d’un rapport sur l’adoption. Et il va lui confier les clés de la fondation «Orphelins du Monde». [05/10/2007]

Le droit des affaires? Bon exemple d’oxymore, cet alliage de deux mots contradictoires. Pas poétique pour deux ronds? Question de prix. [05/10/2007]

Le FMI, voilà une boîte qui paie : 28.000 euros par mois. Ouais, pas mal. Hein? pas imposable? Ah?… alors là, faut voir… [29/09/2007]

Le Monde : «L'Élysée et Matignon divergent sur l'économie». Desproges : «Dix verges, c’est beaucoup!». [24/09/2007]

Villepin-Clearstream : 50.000 € de caution au lieu de 200.000. C’est la justice au rabais. [21/09/07]

1) Borloo sifflote sur l’air du non aux OGM. 2) Bové opine. 3) Bruxelles dit niet. 4) Sarko empoche la mise, avec Monsanto. Bravo qui ? [21/09/07]

– Après la jachère, tu cultives quoi cette année? – Du résultat. – Ah? Et ça rapporte? – J’en sais rien, pas encore récolté. [19/09/07]

Rien de bon, tout à jeter. Comment avons-nous pu vivre sans Lui. Comment notre pays et notre République ont-elles pu exister jusqu’ici ? Mystère. [19/09/07]

Jospin-la-débine. Jospin-la-défausse. Et aussi la bignole. Qui voudrait «nous» sortir de l’Impasse. Sur ce point au moins il sait de quoi il cause. [17/09/07]

Ancien combattu d’irak, Kouchner se concocte une revanche en Iran. "Il faut se préparer au pire" a déclaré le French va-t-en guerre. Non, W, t’es pas tout seul! [17/09/07]

En quête de «convergences à gauche», Hollande propose des «assises». Comme saint-François? C’est à dormir debout. [14/09/07]

Trop bas rendements dans les expulsions, déplore Hortefeux: «On est, en tendance, légèrement en dessous de l'objectif». Des préfets risquent leur prime de Noël. [12/09/07]

Si à l’Est, si à droite, si sarkozienne: Strasbourg valait bien une messe. Ce sera un conclave. [07/09/07]

Éric Besson favorable à la TVA sociale que le gouvernement met sous le boisseau. On est socialiste ou on ne l’est pas. [05/09/07]

Pour un vrai remaniement, bordel : Hollande à Matignon, Montebourg place Beauvau, Ségo à l’Élysée, non mais ! Et p’tit Nico direct au Panthéon. [29/08/07]


Dico politico : «Gouverner - v. tr., 1 - Vx Art de touiller le pastis. 2 - Vx –> Slogan : “Un Rocard sinon rien”». [29/08/07]


Dico diplo : «Un Gaffeur sans frontières (GSF) est un Kouchner oubliant de tourner sept fois (au moins) sa langue avant de devoir s’excuser». [27/08/07]


Le maire UMP d’Argenteuil a un «certain» flair politique mais zéro sens pratique. En effet, si «Malodore» pue plus que les SDF, quel intérêt ? [26/08/07]


Le pain va augmenter de 5 à 8 %. Enfin la baguette plus joufflue, plus miam-miam ! Avec les jeux à 100%, le peuple est comblé. Merci qui ? [26/08/07]


Hier, le Texas a exécuté son 400e condamné à mort depuis 1976. Trois autres sont dans «le couloir». W est grand, les USA aussi et dieu encore plus.
[23/08/07]


Le Monde : «M. Kouchner a pris la mesure de l'“intolérance” en Irak». Les voyages forment la jeunesse diplomate. [22/08/07]


Max Roach, exit. Le Président-de-tout n’a encore pas donné de la grosse caisse? Pourtant batteur et bateleur, ça pourrait faire du bruit. [17/08/07]


Les Sages censurent un bout du “cadeau fiscal”. Mais “le gouvernement tiendra les promesses du président”, a dit Fillon. Coup d’État annoncé? [17/08/07]


La canicule des pécules. La Bourse de Paris à son plus bas niveau de l'année. Speculat nec mergitur ? [16/08/07]


Serrault, Bergman, Antonioni… je vois… Mais Lustiger, il a tourné dans quoi déjà ? [07/08/07]


Serrault, Bergman, Antonioni… Non mais c’est quoi ce cinéma ? [31/07/07]


L’histoire d’un mec… Qui rencontre un bédouin dans le désert. Par hasard. «Tu m’achèterais pas une centrale nucléaire? » « Ben si, tiens ! » Et voilà. [26/07/07]


+ 17 % d’imposés à l’ISF en un an. Riches et mécontents, ils sont de plus en plus nombreux à être doublement malheureux. Misère ! [21/07/07]

Le Monde du jour titre plein pot à la une : «Google creuse l'écart avec Yahoo!» Le dopage sur le Tour… sale affaire.
[20/07/07]


Le 17 juillet 1967, John Coltrane « cassait son saxo ». Il n’avait que quarante ans. Et ça fait quarante ans ce jour. Il n’a pourtant cessé de jouer. [16/07/07]


Légion d'Honneur à Mme Devedjian. Motif, selon Sarkozy : A « accompagné une carrière brillante, celle de Patrick». Fermez le ban. [14/07/07]


Un examen en pleines vacances, pas drôle du tout. Réviser ses notes, machiner des anti-sèche. Pauvre Villepin. [11/07/07]


20 % à 30 % d'abattement de l'ISF sur la résidence principale. Ce n’est que justice, les SDF bénéficiant de l’abattement total. [11/07/07]


La messe en latin, bof… Pourquoi pas en chinois, en hébreux, en lingala ? Mais pour un meilleur obscurantisme, rient ne vaudrait le braille. [10/07/07]


Elle avait dédaigné la carte d’électrice de la République. La bleue «Trésor public» lui convenait mieux. Après deux repas, elle a dû la rendre. Indigestion? [05/07/07]


Recette Danone de capitalisme diététique : se faire du beurre en dégraissant les P’tits Lu. [04/07/07]

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