c'est pour dire+plus+
http://www.cpourdireplus.info/
2005-04-15T15:27:24Z
over-blog.com Atom 1.0 Generator http://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.png Complément de "c'est pour dire", blog de gérard ponthieu
http://www.cpourdireplus.info/article-20831400.html 4, 5 & 6 juillet à Vitrolles, Charlie jazz festival : Carla Bley / Romano-Sclavis-Texier / la Marmite infernale, etc.
2008-06-28T23:15:09Z
2008-06-28T23:01:00Z
<img src="http://idata.over-blog.com/0/05/09/06/jazz/charlie-08-copie-1.jpg" />Le domaine de Fontblanche, à Vitrolles (Bouches-du-Rhône) est un lieu béni du jazz. On y « mouline » des concerts un samedi sur deux toute l’année, ou
presque. Et au début de l’été se tient un festival de trois jours. Vendredi, samedi et dimanche prochains – 4, 5 & 6 juillet donc –, ce sera le onzième du genre, autour d’un programme aux
petits oignons. Voyez directement par un simple clic . Pour les indécis,
quelques photos
ici (de 2006) afin d’effacer d’éventuels et même probables stéréotypes collés à l’image d’un certain Vitrolles sous un certain régime politique à l’opposé du jazz libre et
libertaire. Vérification en direct chaque soir dès l’heure de l’apéro-jazz, en fanfare(s), suivi de trois concerts.
http://www.cpourdireplus.info/article-20510411.html Jazz. Plongée mortelle pour Esbjörn Svensson – et le trio E.S.T.
2008-06-16T23:15:17Z
2008-06-16T23:05:00Z
<img src="http://idata.over-blog.com/0/05/09/06/jazz/EST-2002.jpg" />Dans l’art du trio de jazz, il avait rejoint les plus grands. Le pianiste suédois Esbjörn Svensson est mort samedi 14 juin, à 44 ans, suite
à un accident de plongée sous-marine dans l'archipel de Stockholm. C’en est donc fini de cette belle formation portant le nom de son leader, mais plus connue sous l’abréviation
d’E.S.T.
>>>
Dan Berglund, contrebasse et Magnus Öström, batterie, se retrouvent évidemment comme orphelins musicaux, même s’ils sont tous trois de la même génération ; même si le succès du groupe
revenait à chacun d’eux qui, d’ailleurs, co-signait les compositions. Comme pianiste, Esbjörn Svensson se référait à Keith Jarrett et à Chick Corea, influences dont il avait su se
démarquer. Il a aussi composé, exprès pour sa belle, la chanteuse Viktoria Tolstoy (arrière petite fille de l’écrivain russe), la musique d’un album, « Shining on you ».
On doit à E.S.T. un jazz limpide, riche et sobre à la fois, servi par un son très identifiable dû autant à l’originalité musicale qu’à un recours subtil à l’électronique – d’où des sonorités
parfois audacieuses (« Carcrash », morceau de 18 minutes dans « Strange Place For Snow », 2002.)
E.S.T.a produit une douzaine de disques (chez l’éditeur allemand ACT) dont « From Gagarin’s point of view » qui, en 1999, l’a fait connaître en France. Là comme ailleurs, l’audience du trio a
souvent dépassé les seules sphères du jazz. La jeunesse des musiciens et leur répertoire à l’occasion mâtiné de pop et de rock Il a aussi été programmé au festival de piano de La Roque
d’Anthéron (Bouches-du-Rhône) en 2002 – ce qui m’avait valu le plaisir de l’écouter dans les carrières de Rognes, autant dire dans des conditions optimales.
Esbjörn Svensson, entre ses deux complices, en 2002. [DR]
http://www.cpourdireplus.info/article-20234354.html En compagnie du chemin de fer
2008-06-06T23:30:05Z
2008-06-06T23:18:00Z
<img src="http://idata.over-blog.com/0/05/09/06/train/1tgv.jpg" />
Qui n’aimerait pas le train ? Pour peu que l’on soit bien installé. Et même au risque du miracle : une aimable compagnie transformant le voyage en transport…
On peut rêver en attendant, ce que le train permet d’ailleurs, sauf…
…sauf cata. Hélas à peu près garantie dans les TGV en cas de réservation tardive. Ainsi serez-vous promis à ces détestables « carrés » et leurs quatre places en
vis-à-vis. Fort bien si vous arrivez en quartet formé, prêt à une tchatche effrénée, ou bien à une belotte. Mais gare à vous si vous êtes le quatrième larron, le gêneur, l’empêcheur de respirer
entre gens de même bonne compagnie. Et quand bien même vous seriez là en individuel, tout comme les trois autres, il vous faudra tricoter des canes pour parvenir à les allonger sans piétiner les
arpions d’en face. L’horreur. Le comble n’est toutefois vraiment atteint qu’avec la tronche de ce voisin imposé, qui vous lorgne du même sale œil que le vôtre… Sans parler des circonstances
aggravantes, genre casse-croûte à l’ail et haleine de Kro (nenbourg).
Exemple vécu tout récemment. L’image [ci-dessous] ne permet pas de voir mon voisin de droite, affalé comme les deux autres. L’image ne donne pas non plus le son,
soit trois flux puissants de ronflement comme autant de tracteurs au labour.
Le paysage, toutefois, trouvait un plus heureux dégagement moyennant une rotation de l’axe visuel d’environ 35 degrés. Mais, comme on le voit aussi [ci-desous],
limité par un écran politico-freudien autant que ponctuellement journalistique.
Ah, la compagnie du chemin de fer !
http://www.cpourdireplus.info/article-19500551.html Jazz à Vitrolles. John Tchicaï et André Jaume en un « sextet » fraternel et heureux
2008-06-04T21:42:17Z
2008-05-12T17:54:00Z
Le jazz, cette aventure. Le concert comme un saut en parachute. Exploration de l’inattendu, virée dans l’inouï, culbute dans les
envolées. Ivresse. Tout ce jazz – All that jazz qui devrait affoler les programmateurs. Une centaine d’heureux pourront dire « j’y étais ! ». Une centaine plus cinq, baignant dans ce même partage
d’une soirée dans et hors du temps. Cinq fautifs, bien fêlés aux instruments, shootés aux sons, dealers pour paradis d’Eustache. Toujours ça de pris sur la noirceur du monde et ses sinistres
reflets télévisés. Horizon dégagé ce samedi soir au Moulin à jazz de Vitrolles.. Ils allaient jouer de concert et de conserve, comme on dit dans la marine, qui en connaît un bout aussi au rayon
des souffles et des courants voyageurs. Princes des anches, voici John Tchicaï et André Jaume. Une histoire du jazz à eux deux, pas seulement au privilège des années, davantage à celui de
l’expérience, qui a nourri le talent – inspiration et transpiration liées.
John est Danois par les papiers – des papiers de sans-papier, dirait-on de nos jours : papa congolais, boy au service d’un ethnographe allemand
en mission vers Brazzaville et Kinshasa ; il revient avec lui, dans ses bagages, à Berlin ; puis se retrouve comme serveur à Copenhague… [A revoir donc, la notice du Dictionnaire du jazz qui
parle d’un père « diplomate ».] John raconte : « À la première rencontre de ma mère, une Danoise, il lui a dit “Vous êtes la femme que j’aime”… Et voilà. Ils vivront une vingtaine d’années
ensemble. Je suis né en 1936 et mon frère deux ans plus tard »
>>>
Passons sur l’enfance danoise et l’apprentissage musical du jeune métis – violon, saxo et clarinette. Rencontre avec Archie Shepp qui l’ «
envoie » à La Mecque du jazz, New York. De 62 à 67, John Tchicaï va se frotter à la « new thing », dont le tromboniste Roswell Rudd avec qui il monte un quartet, et une certaine Carla Bley (À
questionner là-dessus lors de son passage au prochain festival de Charlie Free début juillet). Il enregistre alors une dizaine de disques, entre autres « Ascension » avec John Coltrane et,
avec Albert Ayler, la musique d’un film, « New York Eye and Ear Control ». On le retrouve ensuite dans d’innombrables enregistrements (Voir son site).
John Tchicaï vit depuis une dizaine d’années près de Perpignan : y trouverait-on l’explication de sa rencontre avec André Jaume, le
Marseillo-catalan vivant en Corse ?… Totale spéculation, s’agissant de ces purs métèques que l’universalité musicale aura placés aux mêmes croisées de chemins. Le jazz libre – quasi pléonasme –
renverse les frontières pour recréer des mondes en mouvement. André est de ceux-là, parmi les tout premiers. Hors sphère jazzistique, dans l’étroitesse hexagonale, on tarde encore à le
reconnaître comme tel. Nul n’étant prophète, et caetera, il a lui aussi trouvé sa voie en dehors, par exemple aux côtés de Jimmy Giuffre – qui vient de mourir. (On leur doit de somptueux concerts
et disques. Le quintet de samedi jouera un de ses morceaux en hommage). Mais s’il est parti, un peu, André Jaume, c’est sans aigreur, pas son genre de s’en faire pour la notoriété. Samedi soir
donc, lui à l’alto, au soprano et à la flûte. John au tenor. Ne tentons pas de dire l’inracontable. Les mots sur la musique, ça ne parle qu’en douce, par allusions, analogies. Un peu comme en
gastronomie. Rien ne vaut le plat [pas vrai Evelyne, private joke intra Charlie Free]. Plutôt tenter les demi-mots, qu’on enfilerait en grappes poétiques, sonores, en tons et nuances de tons.
Même le disque ne rend pas le concert. Sans doute peut-il en donner un goût, provoquer des réminiscences, aiguiser les désirs. Lu l’autre fois sur un dos de t-shirt : « La meilleure façon
d’écouter le jazz, c’est de le voir ». De le vivre même, chipotons pas et voyons large ! Tant pis pour les absents – oh pôvres ! – qui ont raté ce moment pour le moins historique. D’autant que
trois autres musiciens de haute volée se tenaient en embuscade sur la « grande scène mondiale » du Moulin à Jazz – la gare de Perpignan étant bien le centre du monde dalinien… A ma gauche et à la
guitare, Alain Soler, tout en élégance et précision, l’arôme de framboise – métaphore limite, j’avais prévenu… Au centre, caché derrière grand-maman, Bernard Santacruz – magnifique son des
profondeurs, imagination et tenue rythmiques. A droite, Marc Mazzillo, maître des peaux et cymbales – que je ne vous dis pas ce duo avec Tchicaï !
Oui mais, quelle « sorte » de jazz est-il donc sorti de tout ça ? Be-bop, hard bop, free ? Ah la belle affaire des étiquettes
rassurantes ! Le secret d’une telle soirée, plus sans doute, que bien d’autres – et à colporter sans réserve –, un secret tout bête s’agissant de musique : l’écoute. A commencer par celle des
musiciens entre eux, attentionnés à l’extrême, pas tendus, sinon vers la musique des autres, de chaque autre, comme les doigts de la main qui joue. Et qui serre la main du public, en un « sextet
» fraternel et heureux.
>>> Voir aussi, à propos du même quintet au Festival 2007 de La
Seyne-sur-Mer.
>>> Prochain concert au Moulin à Jazz de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) : Issam Krimi Quintet, samedi 24 mai, 21 h. Voir www.charliefree.com
http://www.cpourdireplus.info/article-19153905.html Du jazz et de l’harmonie sociale ; de l’État-marchand et du chaos en général
2008-07-08T14:13:22Z
2008-04-29T17:46:00Z
Gérard Ponthieu
http://www.over-blog.com/profil/blogueur-282360.html
<img src="http://idata.over-blog.com/0/05/09/06/jazz/ehermia_26_4_08__.jpg" />Fièvre du samedi soir, Moulin à Jazz, Vitrolles. Quatre musiciens belges, donc un quartet, mené par Manuel
Hermia selon le carré magique alto- piano- basse- batterie. La formation porte le nom de Rajazz, fruit d’un accouplement de ragas indiens et de jazz. Une référence d’ailleurs toute en demi-teintes,
s’agissant de subtilités entre musique tonale et modale qu’une oreille distraite ou seulement de base ne saurait percevoir. Même lorsque Manuel Hermia fait chanter le roseau de son bansuri, cousin
boisé de la flûte traversière qu’il joue d’ailleurs aussi, ainsi que le soprano.
Une soirée qui n’a donc pas manqué d’air et de souffle
bruissants et chantants. Un régal, d’ailleurs partagé au nom d’un miracle, celui par lequel ces musiciens arrivés ici, dans ce haut-lieu provençal de jazz – oubliez la cata des Mégret, la
municipalité de gauche entame son deuxième mandat –, dans ce lieu-là et il est vrai dans bien d’autres dès lors que les musiciens et le public se sentent bien. Miracle tout de même fortement
arrangé par le boulot d’une association, Charlie Free, qui œuvre depuis deux décennies, à raison de deux concerts par mois et une dizaine de festivals. Donc rien à voir
avec Dédette de Lourdes, mais avec des effets comparables : ainsi voit-on des oreilles arrivées en chaises roulantes, voire totalement paralytiques, se déployer comme par enchantement et céder sous
les assauts de sons a priori peu « vendables ».
>>>
Voilà la question : celle de l’anti-bizness, du refus de la musaque – selon le mot de Bourdieu – et autres Marchandises avariées. Car il en va du jazz comme des autres musiques non
faisandées, et des arts en général : toutes et tous exigent comme préalable ce ticket d’entrée qui ne se monnaie pas en euros, mais s’échange seulement en ce désir de l’Autre, ce désir d’Aller
vers, de s’Aventurer. Ce qui demande d’avoir façonné à son usage quelques clés d’accès, même pas tant de la culture – elle ne sera pas de trop mais le mot, lui, pèse de ses sens chargés –, que
cette connaissance, ce naître avec : avec l’Autre, les Autres, avec Soi, le Monde, la Vie… Donc, sortir des enfermements de la marchandise, du consumérisme qui conduit à l’obésité et, au nom du
dogme de la Croissance, finit dans le mur des crises mondiales.
A condition de pouvoir sortir du cercle vicieux… On retrouve là l’indispensable ingrédient qui a tout de même permis, notamment en France, l’émergence d’une certaine culture
populaire. Ce qui est devenu si ringard de nos jours, comme tant d’acquis sociaux considérés comme des boulets à la pratique « décomplexée » du culte de la Modernité… Tu parles ! Et au nom
de quoi, les ultra-libéralistes aux commandes « désengagent l’État » et vogue la galère du Dieu-Marché, vous savez, le sauveur suprême qui nous guérit de toutes maladies – évidemment, la mort vaut
remède radical…
Exemple : la Délégation régionale des affaires culturelles (DRAC), bras armé dans les régions du ministère du même nom, vient de refuser à Charlie Free, pour la énième fois, toute
subvention et notamment celle demandée au titre de l’aide à la création (l’association accueille chaque année en résidence des jeunes musiciens en échange d’un concert pendant le festival).
Argument comme un aveu : « Étant donné l'enveloppe financière disponible et le nombre de projets déposés, au vu des priorités du ministère, votre demande n'est pas retenue
». Or, la « culture populaire », rappelons-le, fonctionne comme une sorte de mutuelle nationale permettant de « lisser » un tant soit peu les inégalités sociales ; d’où les subventions aux
associations, sans lesquelles celles-ci ne pourraient tout bonnement plus exister.
Revenons à la musique – on n’en était pas si loin, s’agissant d’harmonie sociale… Revenons à nos quatre du Rajazz, à propos desquels, dès dimanche, j’échangeais quelques
mots un peu pessimistes avec Claude Gravier, le président de Charlie Free :
« Je viens d'écouter le disque "Rajazz"; excellent comme l'a été leur concert d'hier. La question posée, éternelle – enfin jusqu'à présent : comment jouer après Coltrane ? Ils cherchent bien des
réponses de leur côté… mais retombent sur le Trane qui, lui aussi, était aller piocher dans le fond des musiques indiennes et aussi dans le bazar mystique, d'où également les allers-retours entre
tonal-modal. Des nuances qui comptent, certes, dans l'univers musicologique, mais tout de même peu perçues en dehors. Dans la foulée, je me suis remis une louchée de Trane (celui de la fin,
"Transition", 65) en me disant qu'il avait sans doute mieux que jamais perçu le terrible enjeu de notre monde fini (finissant ?) entre désir d'harmonie et brutalité du chaos
moderne.
« Je ne vois rien dans l'art contemporain de plus explicitement politique. On n'est pas tenu de chercher des réponses mystiques comme le Trane. Mais c'est une option (d'ailleurs à l'origine du
blues puis du jazz : le désespoir d'ici-bas des nègres esclaves américains déportés face aux espérances de l'au-delà). Une autre relève de la révolte face au chaos d'ici-bas. Ce n'est pas le fort
de la musique classique, bien qu'elle s'y soit mise, plutôt par exceptions, à partir de la révolution industrielle – peut-être avant aussi avec le romantisme, de manière individuelle. La
musique contemporaine, oui, a pris le taureau par les cornes en posant la question de la forme en tant que révolution, sans l'exclure de la dimension sociale – sociétale plutôt. Mais la jonction ne
s'est tout de même pas produite, tout comme pour le jazz d'ailleurs : même si c'est à un niveau moindre, on reste dans la sphère de musiques érudites. Ce n'est pas, il me semble, dû à la musique
elle-même mais plutôt à l'inégalité de sa lutte – et à mon sens foutue – contre le système dominant de la Marchandise avariée. »
A quoi Claude me répondait :
« Manuel Hermia n'est certes pas le premier à faire le voyage en Inde, mais je trouve ce garçon intéressant : il est imprégné de toutes sortes de musiques et de cultures : indienne bien sûr ,
mais aussi d'Afrique ou d'Espagne ou d'Amérique latine. Et comme en plus il ne se perd pas dans tout ça, ses compos sont originales et méritent d'être entendues.
Comme les arrangements me semblent minimalistes, chaque musicien de son quartet est à l'aise dans les espaces ... , ce qui a donné un super concert.
John Tchicaï est aussi chanteur © gp
« Tu as raison, la marchandise avariée prendra toujours le pas sur les musiques que l'on dit vivantes ou actuelles, mais comment lutter contre les moyens de ceux dont les seules ambitions sont de
remplir les temps de cerveau disponible ? A notre petit niveau, même si une petite centaine de personnes y trouvent un peu de bonheur, ce n'est déjà pas si mal... John Tchicaï et André
Jaume, puis Issam Krimi et sa bande, puis le festival pour continuer à prendre du plaisir ... et mort aux cons. »
Nous étions bien en phase.
Là-dessus, on apprenait la mort de Jimmy Giuffre (prononcer guioufri à l’américaine), passerelle entre le style dit West Coast et ce qu’est devenu le jazz actuel, y
compris via le free jazz. Arrêtons de faire savant, alors qu’il s’agit d’ouvrir tout grand les portes de l’universelle musique.
En résumé : écouter le Rajazz quartet de Manuel Hermia, CD du même nom avec Erik Vermeulen, piano ; Sam Gerstmans, contrebasse ; Lieven Venken, batterie; visiter aussi
www.manuel-hermia.com ; passer par Charlie freewww.charliefree.com et réserver pour les prochains
concerts dont celui du samedi 10 mai avec André Jaume, un complice de longue date de Jimmy Giuffre, et John Tchicaï, qui a joué avec John Coltrane, Carla Bley ,
Albert Ayler, Cécil Taylor, Rosewell Rudd, Archie Shepp – faut-il vous l’emballer ? Puisque vous insistez il y aura aussi Alain Soler, guitare ; Bernard Santacruz, contrebasse ; Marc Mazzillo,
batterie – bref un vrai quintet de luxe, tout comme sur la photo prise l’été dernier au festival de La Seyne-sur-Mer.
Alain Soler, André Jaume, Bernard Santacruz, John Tchicai et Marc Mazzillo © gp>>> cliquer sur la photo pour la voir en entier.
http://www.cpourdireplus.info/article-19150491.html Voyage en mort Méditerranée pour 26 jeunes Tunisiens
2008-04-29T15:50:15Z
2008-04-29T15:42:00Z
Tandis que les présidents tunisien et français parlent « affaires », de jeunes Tunisiens s’embarquent vers leurs rêves et y rencontrent la mort. Ainsi ce témoignage adressé par la Fédération
des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) sous le titre « Tragédie d’Aouled al-Mabrouk - Quand l’horizon de la jeunesse des pays du Sud est de périr en Mare Nostra :
« Le village d’Aouled al-Mabrouk, comme celui, avant lui, d’al-Hkaïma et encore d’autres régions de la Tunisie d’«en bas », vit sous le signe du deuil depuis jeudi 24 avril quand la mer a rejeté 3
cadavres : les 23 autres candidats à l’émigration sont portés « disparus ».
« Ce n’est pas une première ! C’est le énième acte d’une tragédie toujours recommencée.
« Il suffit d’arpenter les ruelles du vieux quartier de al-M’hamdia (banlieue proche de Tunis) pour mesurer l’ampleur de la pauvreté, du dénuement et du chômage qui sévissent en raison des choix
économiques du gouvernement tunisien.
« Depuis le mois de janvier 2008, les jeunes et la population de Redeyef manifestent pour leur droit au travail ; les jeunes des régions de al-M’hamdia, al-Kabbaria, Djebel Jloud, Sidi Frej, Gafsa,
Chebba, Malloulech (12 jeunes sont originaires du vieux quartier d’al-M’hamdia) partis, quant à eux, à la recherche d’un travail, d’une vie digne sur la rive nord, ont pris les barques de la
mort.
« En effet, le mardi 22 avril 2008 au soir, la barque des 26 jeunes a quitté Aouled al-Mabrouk Cette nuit-là, la famille de Mohamed Dalhoum (l’un des trois morts ramenés par les eaux) a reçu le
dernier appel téléphonique de son fils. La famille de Ayman Ben Taïeb Hassine (qui n’a que 17 ans) attend, tout comme les autres familles, d’avoir une information sûre et définitive.
« Ces jeunes savaient a priori que prendre la mer sur des barques de fortune (Harraga) est une opération hautement risquée et extrêmement dangereuse. Leur désespoir et l’absence de toute autre
alternative les ont déterminés à côtoyer le danger. Fuir une situation faite de marginalisation, d’exclusion, de sentiment d’injustice, de privation, de perdition, d’absence de tout exercice de la
démocratie et d’une répartition égalitaire des richesses entre les fils et les filles de la Tunisie était devenu leur seul et unique horizon. »
>>> La Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives lance un appel pour faire de la journée du 10 mai une journée de deuil national pour les jeunes de la Tunisie et de tous les pays
frappés par le drame des barques de la mort. Signatures auprès de la FTCR, 3 rue de Nantes Paris 75019 Tél. 01 46 07 54 04 – Fax : 01 40 34 18 15
Courriel : ftcr2@wanadoo.fr - Site : www.ftcr.eu
http://www.cpourdireplus.info/article-18546025.html Boycott des J.O. en Chine : un problème faussement complexe !
2008-04-07T23:45:05Z
2008-04-07T23:28:00Z
Il est toujours possible d'examiner la question de la participation de la France (et des démocraties occidentales) aux J.O. en Chine à partir de
considérations telles que toute prise de position claire, nette et tranchée passe pour inutile et vaine.
En effet, si on commence par mettre en balance la participation aux J.O. et l'amélioration effective des droits de l'homme en Chine, on peut disserter longuement sur l'opportunité
de boycotter ou de participer et se demander à l'infini si c'est la stratégie d'ouverture ou de fermeture qui est la plus à même de produire des résultats positifs.
En effet, que ce soit pour l'épineuse question du Tibet (autonomie ou indépendance, autonomie culturelle ou autonomie politique, liberté religieuse ou reconnaissance en tant que minorité), pour les
atteintes à la liberté de la presse, pour l'absence de pluralisme politique, pour l'impossible alternative politique (pas d'opposition libre) il est, à peu près, certain que boycotter ou participer
n'aura pas beaucoup d'effets sur la politique conduite par les autorités chinoises. Certains mêmes prédisent que le boycott serait contre-productif.
De plus, si on se demande encore si c'est en participant ou en boycottant que l'on va amener la Chine à abandonner toute volonté de recouvrer sa souveraineté sur Taïwan, à ne plus faire des essais
militaires menaçant le Japon, à ne plus faire travailler les enfants, à augmenter les salaires, bref à ne plus jouer la carte du dumping social pour exporter à bas-prix, à respecter l'environnement
(la liste des incriminations est longue), à ne plus recourir massivement (voire du tout) à la peine de mort, etc, on risque à nouveau de ne pas être d'accord sur la meilleure attitude à
adopter.
Poser le problème en ces termes, c'est se mettre dans une situation où le levier (participation ou boycott) est sans commune mesure avec l'objectif à atteindre (processus de démocratisation globale
de la Chine). C'est, qu'on le taise ou le confesse, se cacher derrière son impuissance et se plier à la réalité (chinoise) telle qu'elle est. Par conséquent, comme il y a de toute manière
peu de chances ou d'espoirs que les choses changent - qu'on y aille ou pas -, autant y aller et glaner quelques médailles !!!
Il existe encore une seconde manière de compliquer inutilement la question.
>>>
Cette fois-ci on ne s'interroge plus sur les effets du boycott ou de la participation sur la situation interne de la Chine mais on passe en revue les différentes conséquences possibles pour la
France de ce boycott ou de cette participation.
Il existe d'abord le stupéfiant argument économique. Pour que la France puisse continuer à commercer (vendre et acheter mais surtout vendre car on fait comme si les risques
n'existaient que pour nous, comme si notre balance commerciale avec la Chine était excédentaire) avec ce pays, il faudrait surtout qu'elle ne fasse pas de vague, qu'elle taise ses idéaux.
Cet argument est stupéfiant car il ignore que le commerce franco-chinois se fait dans le cadre de l'OMC (faut-il le rappeler la Chine a adhéré à l'OMC le 11 décembre 2001 !) et donc que l'idée d'un
contre-boycott économique de la Chine ne pourrait se faire sans que la Chine pâtisse en retour de ce choix. De plus, cet argument semble reposer sur l'idée que si les autorités chinoises achètent
certains de nos fleurons (TGV, technologie nucléaire avec Areva, A380, etc) c'est non pas parce que nos produits sont compétitifs mais parce que nous les laisserions par ailleurs bafouer les droits
de l'homme..... Il me semblait naïvement qu'il en allait de leur intérêt de puissance qui veut s'équiper pour rattraper (avant de dépasser) leur retard technologique et non pas de considérations
"humanitaires"....
En clair, il faut avoir l'honnêteté de dire que si nous boycottions ces jeux, nos intérêts économiques ne seraient pas significativement et durablement menacés en Chine.
Reste alors l'intérêt des sportifs! Il est certain que le boycott aux J.O. priverait une génération de sportifs de la possibilité de briller, de remporter des médailles et de
s'assurer des subsides collatéraux conséquents.
C'est pourquoi derrière les sportifs ce sont les sponsors qui vont in fine décider! Si la situation se détériore en Chine, en clair s'ils ne peuvent supporter de voir l'image de
leurs produits (les sportifs compris) associés à des images péjoratives, ils se désengageront, à condition que cela leur soit possible.
Il ne faudrait pas oublier non plus l'intérêt des médias. Ils ont grâce aux J.O. de quoi remplir leurs grilles, pages, programmes (rubriques sports, politiques étrangères et nationales, économies)
et de quoi alimenter leurs espaces publicitaires.
Maintenant si la question du boycott n'était pas polluée par ces considérations "secondaires" (intérêt des sponsors, des médias et manque à gagner pour les sportifs) on pourrait alors se
poser simplement la question de la participation à ces J.O.
En effet, la France pays des droits de l'homme, démocratie représentative respectueuse de valeurs supérieures (non-inféodées à des intérêts économiques, mercantiles ou marchands) va-t-elle
s'honorer ou se déshonorer en acceptant que des sportifs concourent sous ses couleurs?
Poser en ces termes la réponse me semble si évidente que je me demande même comment certains arrivent à douter de la nécessité morale de boycotter ces jeux.
Mais on me rétorquera, c'est justement parce que les considérations morales font sourire en 2008 que personne (je veux dire ceux qui ont quelque chose à perdre, pour les autres dont moi c'est
évidemment plus simple) ne songe sérieusement à boycotter ces jeux.
Triste monde !
En résumé, le boycott n'aura aucun effet (positif ou négatif sur la Chine ou sur les relations économiques) mais la participation fera honte non pas à la France ou aux français mais aux
doux rêveurs (dont moi) qui croient qu'il y a encore de la place pour des valeurs ou des idéaux supérieurs aux intérêts économiques, politiques, géostratégiques.
Pascal Heisserer
http://www.cpourdireplus.info/article-16634320.html Côte d’Ivoire. Jour tranquille à Petit-Danané
2008-02-14T12:15:15Z
2008-02-14T11:50:00Z
<img src="http://idata.over-blog.com/0/05/09/06/6-nouvo/11petit-d-gp.JPG" />
>>> Lire l'article
>>> Voir des photos
http://www.cpourdireplus.info/article-15324426.html Un monument aux morts (48) du Paris-Dakar ?
2008-01-05T15:20:11Z
2008-01-05T15:08:00Z
<img src="http://idata.over-blog.com/0/05/09/06/5-nouvo/mordak.jpg" />
Source : Le Figaro janvier 2007, avec Reuters. De son côté,
l'AFP recense 53 victimes, dont 17 spectateurs (et parmi eux, huit enfants),
23 concurrents et le fondateur de l’épreuve Thierry Sabine.
http://www.cpourdireplus.info/article-15324044.html En 2008, n'oubliez pas…
2008-01-05T15:08:13Z
2008-01-05T14:56:00Z
Je viens de recevoir d'un ami internaute – Didson5@aol.com – ces voeux, qui me plaisent bien. Au point de vous en faire profiter
:
Bonne année à tous,
En 2008, n'oubliez pas :
de ne pas attraper froid en allant fumer dans la neige, de trier vos déchets au moins une fois dans l'année, de faire au moins deux heures de sport, de ne pas regarder le Paris-Dakar
(haha) [Ndlr : pas de danger cette année], de ne regarder les jeux de Pékin et l'Euro de foot à la télé qu'avec Bonessian et Parssimoni (sauf les matches de l'Angleterre), de ne pas vous casser les
deux jambes en faisant de la luge dans le noir, de ne pas croire ce que dit la pub, ni TF1 ni le chanoine de Latran, ni le Mickey de Neuilly, (suffit de pas les regarder), de faire reculer l'UMP
partout où vous pourrez, (quitte à voter Antoine Waechter), d'envoyer des oranges et des yaourts à boire à José Bové, une carte à postale à Jacques et Bernadette en Corrèze, une à Ariel
Sharon à Jérusalem et une autre à Laure Manoudou aux îles Kerguelen, de faire caca dans la nature une fois par semaine, de prendre des bains debout, d'écrire des poèmes, de faire la fête, de
lire des livres et les articles de rezo.net, d'écouter Albert Jacquard, de manger des gateaux, de bien éteindre sous le gaz quand vous partez en vacances, de ne pas brûler plus de deux voitures à
Noël-dont la vôtre, d'être poli avec votre directeur, de parler régulièrement patois (" je te cause pas à toi") avec les vieux et les enfants, d'entarter votre voisin quand il vous dit que
"la mondialisation est un phénomène naturel et inéluctable, qui doit profiter à tous pour peu qu'on se lève le cul le matin, car quand on veut, on peut et le système chinois c'est vraiment super" ,
de laisser passer les piétons aux passages cloutés avec un grand sourire et un bouquet d'églantines, sauf s'il s'agit d'un membre du gouvernement, de travailller moins pour passer plus de temps
avec vos proches, de vivre à la campagne, de ne plus lire les messages inteminables sur internet, ça fatigue les yeux, de ne plus manger de foie gras de Bulgarie ni d'huîtres de Moscou ni de
rillettes de Taïwan, et enfin de ne pas vous couper définitivement de votre âme d'enfant : pensez à jouer au scrabble ou au bridge de temps en temps...!
Sur ce, "bonne continuation" chers amis, Meilleurs Voeux et à la revoyure !
team Lozère